À l’heure où une image chasse l’autre, avec notamment l’avènement des réseaux sociaux, je n’ai pu, pendant quelque temps, concevoir de produire une image personnelle. La saturation visuelle m’a fait prendre refuge dans celles de notre patrimoine iconographique. Comme si, sur ce sol instable où s’intensifient les vibrations (de téléphones), j’aurais trouvé appui sur une architecture solide.
C’est à partir de ces œuvres que j’ai retrouvé le souffle de l’expression, je suis monté sur elles comme je le faisais sur un tigre en bronze au Jardin des Tuileries quand j’étais enfant.
Étrange constat que d’évoquer le monde actuel au travers de tableaux du passé. Est-il encore possible aujourd’hui de fabriquer une image qui s’installe durablement ?
Corpus d'une soixantaine de dessins.
Personne (d'après Hopper), 2017
pastel sur papier, 35 x 17 cm
collection JC
Personne (d'après Géricault), 2017
pastel sur papier, 25 x 17 cm
collection JC
Lampedusa (d'après Millais), 2013
pastel sur papier, 42 x 29 cm
collection JC
Portrait de l'influenceuse Sylvia von Harden (d'après Otto Dix), 2013
pastel sur papier, 30 x 42 cm
collection JC
Le Civet (d'après Albrecht Dürer), 2013
pastel sur papier, 16 x 18 cm
collection JC
La Mort de Van Gogh (d'après Jacques-Louis David), 2014
pastel sur papier, 31 x 42 cm
collection JC
Voyageur contemplant l'état du monde (d'après Friedrich), 2013
9 pastels sur papier, 22 x 28 cm
collection JC
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